Que voir dans la Loire (42) ? Le patrimoine ligérien en détail

Par Antoine Lavastre


En cette rentrée 2022, Coupe-File Art lance un nouveau format : Le Tour de France patrimonial. L’objectif ? Réaliser un article réunissant tous les lieux patrimoniaux remarquables, des plus connus aux pépites cachées, et cela pour chaque département.


À l’image d’un véritable guide, ces articles qui regroupent des lieux sélectionnés pour leur intérêt vous accompagneront, avec des explications claires et vérifiées, dans vos vagabondages.


Puisque la rédaction de Coupe File Art n’est pas omnisciente, ces articles sont collaboratifs. En effet, si vous connaissez un lieu que vous jugez remarquable ne figurant pas sur cette page, n'hésitez pas à nous l'envoyer en appuyant votre proposition par des images et quelques explications. Il sera alors ajouté si la qualité est au rendez-vous et votre nom sera bien sûr crédité. De même, si vous souhaitez nous soumettre un département, cela est également possible. Vous pouvez nous écrire à cette adresse : coupe-fileart@protonmail.com.



Que voir dans la Loire ? Les lieux remarquables du patrimoine ligérien.


La première étape de ce guide prend place dans le département de la Loire (42) en Auvergne Rhône-Alpes. Assez peu touristique, la région révèle cependant quelques hauts lieux du patrimoine français et de nombreuses petites merveilles cachées qu'il est temps de valoriser. L'article est amené à être complété au fur et à mesure des visites du rédacteur.


Ambierle


Située tout au nord du département, la petite ville d'Ambierle est l'un des joyaux de la Loire grâce notamment à son prieuré et à son église qui dépendaient de l'abbaye de Cluny, située à une centaine de kilomètres.

  • L'église Saint-Martin d'Ambierle : Incontournable

Classée dès 1840, l'église prieurale, anciennement abbatiale, a été édifiée au XVe siècle et présente une toiture caractéristique de la Bourgogne avec des tuiles polychromes vernissées. Si la nef est impressionnante, ce qui fait la richesse de cette église est principalement son mobilier et notamment le fameux Retable de la Passion. Présentée ouverte, visible à travers une grille, cette œuvre anciennement attribuée à Rogier van der Weyden (aujourd'hui attribuée à son atelier) est l'une des plus belles peintures encore in situ en France. Elle fut léguée à l'église par Michel de Chaugy, conseiller de Philippe le Bon en 1476. Il faut également remarquer les stalles de l'église, datées du XVe siècle, et ornées de motifs à l'iconographie intéressante dont par exemple un homme, un femme et un bébé sauvages, représentés les corps couverts de poils.



Pour en savoir plus, se référer à notre article consacré aux retables de Ternant.


Champdieu


Situé au nord de Montbrison, Champdieu est un village charmant avec un très beau centre historique.

  • Prieuré : à voir

Le prieuré de Champdieu, dont la construction débute à la fin du XIe siècle, est l’un des lieux incontournables du Forez. Il comporte une église romane, datée de cette période, remarquable pour ses très beaux chapiteaux – notamment la sirène à deux queues du portail occidental et les représentations si particulières des figures humaines (nues, corps et membres très élancés, positions non naturelles) – et sa crypte dont les colonnes à hauteur d’homme permettent d’apprécier pleinement l’inventivité du vocabulaire ornemental du roman auvergnat-forézien. À cela, il faut ajouter un cloître dont le réfectoire – rarement ouvert mais pourvu de fenêtres – accueille une fresque du XVe siècle représentant la Cène.


Pour en savoir plus, cliquez ici.




Charlieu

  • Abbaye Saint-Fortuné : Incontournable

Fondée en 872 par le comte Boson, l'abbaye bénédictine de Charlieu est classée depuis 1846. Dépendante de Cluny, son église est l'un des chefs-d'œuvre de la sculpture romane, à tel point que son portail nord est aujourd'hui reproduit à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris. Celui-ci présente un tympan figurant le Christ entouré d'anges et des symboles des évangélistes, le tout surmonté d'un agneau particulièrement naturaliste, qui surplombe une représentation des douze apôtres. Sur la même façade, le petit portail présente quant à lui un tympan avec la représentation des noces de Cana. Enfin, le portail ouest est orné d'un tympan du début du XIIe siècle montrant à nouveau le Christ et les douze apôtres.



Estivareilles

  • Œuvres de C215 : à voir

Quoi de plus étonnant que de découvrir quatre fresques réalisées par l’un des street-artists français les plus renommés, Christian Gemy, alias C215, au fin fond des monts du Forez ? Ces oeuvres, représentant des résistants, ont été réalisées à l’occasion d’une exposition, Portraits de Résistants, ayant eu lieu en 2021 au musée d’histoire du 20e siècle. Ce décalage, entre ruralité et art urbain, vaut le détour.

  • Musée d’histoire du 20e siècle : en passant par là.

Ce petit musée présente une collection – assez peu intéressante au demeurant – liée à l’histoire du 20e siècle en France avec de nombreux souvenirs de cette époque présentés sous la forme de capsules temporaires. Il accueille néanmoins une imposante collection liée à l’histoire du cinéma déposée par le musée de Montarcher (aujourd'hui fermé), présentant entre autres de nombreuses caméras anciennes. Il propose également la reconstitution d’une salle de cinéma des années 1950.



Firminy

  • Le site le Corbusier : Incontournable

Pour les amateurs d'architecture contemporaine, la commune de Firminy n'est pas inconnue tant la renommée de ses bâtiments construits par l'architecte Le Corbusier est grande. Cet ensemble constitué de quatre édifices distincts (Maison de la culture, une unité d'habitation, un stade municipal, une église) et une piscine dessinée par André Wogensky a été initié par la volonté du maire Eugène Claudius-Petit, ami de l'architecte, qui voulait moderniser sa commune. En résulta un chantier titanesque qui s'étala de 1961 à 2006, année où fut inaugurée l'église Saint-Pierre. De tous les bâtiments construits par Le Corbusier, cette dernière est sans doute la plus remarquable tant sa forme détonne avec la conception habituelle des édifices religieux. Ici, il n'y a plus de plan à transept mais une forme pyramidale de base carrée ou la lumière pénètre par d'élégantes ouvertures colorées. Un parcours a spécialement été mis en place par la commune afin de valoriser ce patrimoine dont une partie, la maison de la culture, est classée au patrimoine mondial de l'Unesco.


Pour en savoir plus, cliquez ici.


Luriecq

  • Dolmen de la Roche-Coubertelle : en passant par là.

Après avoir garé sa voiture au niveau du sommet de la route de Dolmen, il faudra marcher une dizaine de minutes pour atteindre ce monument daté du néolithique ou du chalcolithique. Constitué de quatre pierres, un tablier et trois support, ce dolmen n’est pas particulièrement impressionnant mais revêt un aspect pittoresque. Sa situation géographique, loin de toute habitation visible et entourée de forêts, lui donne un aspect hors du temps.

Pour en savoir plus, cliquez ici.


Marols


  • Eglise Saint-Pierre : à voir

Située sur la route entre Montbrison et Saint-Bonnet-le-Château, Marols est un village de caractère organisé autour d'un bâtiment à l'aspect particulier : son église fortifiée. Edifiée au XIIe siècle, celle-ci est agrémentée d'un donjon ainsi que de puissants murs latéraux deux siècles plus tard face à l'insécurité de la région. Si l'intérieur n'est pas très intéressant, cette seule surprenante vision d'un château-église mérite largement le détour.



Pour en savoir plus, cliquez ici.



Montbrison


Sous-préfecture du département, Montbrison est la capitale du comté historique du Forez. Malheureusement, de ce passé glorieux il ne reste plus grand-chose. Le château est depuis longtemps détruit même si quelques remparts, récemment reconstruits, subsistent au niveau du Boulevard Duguet.

  • La salle héraldique de la Diana : Incontournable

La salle héraldique de la Diana, qui tient son nom d’une dérivation du mot « Doyenné », est le lieu à voir absolument à Montbrison. Édifié au XIIIe siècle – peut-être à l’occasion du mariage entre le comte Jean Ier de Forez et Alix de Viennois–, cet espace de 19.45m de long sur 8.40 m de large est particulièrement remarquable pour son plafond héraldique accueillant 48 bandes parallèles dont chacune est ornée 36 fois par le même blason. À cela, il faut ajouter une frise à la naissance de la voûte ornée de 242 écussons et d’animaux fantastiques. Toutes ces armoiries sont celles du roi de France, du comte de Forez et de ses alliés. Du XIIIe au XVIe siècle, cette salle accueillait les états de la noblesse avant de devenir la salle du doyenné lorsqu’elle fut donnée par François 1er – le roi y fut d’ailleurs accueilli en tant que nouveau comte du Forez en 1536 – au chapitre de la collégiale Notre-Dame. Restaurée entre 1863 et 1865 sous la direction du Duc de Persigny, ministre de Napoléon III, elle accueille depuis la Société Historique et Archéologique du Forez « La Diana ».


Pour en savoir plus, cliquez ici.




  • La collégiale Notre-Dame d’Espérance : à voir

La collégiale Notre-Dame, qui se situe à proximité immédiate de la Diana, a été édifiée sur une période s’échelonnant du XIIIe au XVIe siècle. Débutée sur les ordre du comte Guy IV en 1212, elle est achevée en 1516. De plan basilical sans transept ni déambulatoire, elle se caractérise par l’impression de puissance qui se dégage de sa façade occidentale, provoquée notamment par l’emploi de pierres de taille imposantes et par le peu d’ouvertures. Sur les deux clochers prévus, un seul a été achevé, donnant ainsi un profil particulier à l’édifice. À l’intérieur, deux gisants médiévaux méritent le détour. Le premier, situé dans le chœur, est celui de Guy IV, mort en 1241. Le comte est représenté allongé, en prière avec à ses pieds un lion, symbole de sa puissance, et encadré par quatre anges. En relativement bon état, la sculpture est d’une grande qualité avec une attention toute particulière portée aux drapés et aux différents détails vestimentaires. Le second gisant, de qualité moindre, est celui de Pierre de Vernay, chanoine mort en 1363. Situé dans la chapelle Saint-Aubrin, le traitement sculptural y est beaucoup plus rustre. Peuvent être aussi mentionnées : une peinture murale du XIIIe siècle représentant un chanoine adorant sainte Catherine d’Alexandrie terrassant un dragon, la croix d’Estiallet érigée contre la peste en 1629 ainsi qu'un tableau de Jean-Baptiste Suvée montrant la Visitation et daté de 1782 (à voir). Ce dernier, en piteux état, mériterait une vraie restauration et une valorisation (par de l'éclairage notamment). Il s'agit tout de même d'une œuvre majeure du XVIIIe siècle.


Pour en savoir plus, cliquez ici.



  • Façade du théâtre des Pénitents : à voir

Élevée en 1762 et de style néo-classique, il s’agit d’une des plus belles façades de la ville. Longtemps attribuée à Soufflot, architecte du Panthéon à Paris, elle est en fait l’œuvre de l’architecte lyonnais Jean Linossier qui s’inspira du travail de son homologue parisien. La date de 1591 qui figure au troisième niveau fait référence à la fondation de la Confrérie des Pénitents blancs du Confalon à Montbrison par Anne d’Urfé.


Pour en savoir plus, cliquez ici.



  • Ancien palais de Justice : à voir

L’ancien Tribunal de Grande Instance de Montbrison se situe dans l’église Sainte-Marie, chapelle du couvent des visitandines, l’un des chefs-d’œuvre architecturaux montbrisonnais. Elle fut édifiée au tout début du XVIIe siècle par l’architecte Martin de Noinville, élève de François Mansart, et s’inspire de la chapelle du couvent de la Visitation de la rue Saint-Antoine à Paris. Le dôme, avec son lanternon qui domine la ville, est particulièrement remarquable.


Pour en savoir plus, cliquez ici.



  • Thermes romains et théâtre antique : à voir

Moingt, ville jumelée à Montbrison depuis 2013, fut un site majeur à l’époque romaine sous le nom d’Aquae Segetae, grâce à sa source qui permit la création de thermes. Selon les découvertes faites lors des fouilles archéologiques, le site était composé d’un sanctuaire dédié à la déesse de l’eau Segeta, qui a donné son nom au site. De cette ville subsistent aujourd’hui les vestiges des thermes et du théâtre antique, et ont été également fouillés les soubassements d’un temple (Fouilles du Groupe de Recherches Archéologiques de la Loire en 2002) ainsi que des bâtiments de stockage.


Pour en savoir plus, se référer à notre article consacré à la cité.



  • Le musée d’Allard : en passant par là

Installé dans l’hôtel particulier de Jean-Baptiste d’Allard, ce musée est pourvu d’une riche collection principalement issue du collectionneur dont il porte le nom. Celle-ci, qui est présentée au rez-de-chaussée et au sous-sol, est de type « cabinet de curiosité » avec aussi bien des objets ethnographiques, de l’histoire naturelle que objets archéologiques. À cela, il faut ajouter une importante collection de jeux et jouets notamment issue de l’entreprise montbrisonnaise Gégé. Néanmoins, aucun chef-d’œuvre n’est à signaler dans ce musée dont la visite n’est donc pas obligatoire, sauf en cas d’exposition intéressante.


Pommiers-en-Forez

  • Le prieuré : à voir

À l'instar de Marols, le prieuré de Pommier-en-Forez constitue un étrange cas de lieu de culte fortifié. Seulement ici, ce n'est pas l'église en tant que telle qui est protégée mais le prieuré. Fondé avant l'an 1000 et dépendant de l'ordre de Cluny, l'édifice est fortifié durant la guerre de Cent Ans par l'ajout de trois tours qui lui donnent son aspect si particulier. Haut lieu local à la fin du Moyen Âge, il voit notamment passer les rois Charles VII et François 1er. Aujourd'hui visitable et parfaitement mis en valeur par le département (à saluer), il ne contient cependant pas grand chose de véritablement intéressant mais offre tout de même un véritable voyage temporel du Moyen Âge aux salons du XIXe siècle. La visite guidée permet cependant d'accéder aux charpentes dont l'aspect est remarquable.



  • Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul : à voir

Édifiée au XIIe siècle puis agrandie au siècle suivant, l'église de Pommiers accueille régulièrement des concerts de musique classique grâce à son acoustique impressionnante. Celle-ci est accentuée par la présence de pots en céramique encastrés dans le plafond au niveau de la nef. Il faut également remarquer dans cette église les peintures murales du XIVe siècle sur un pilier de la nef et celle de l'absidiole nord. Ces dernières, représentant la Passion et la Nativité et datables du début du XVIe siècle, devaient être d'une grande qualité mais une restauration ancienne les a malheureusement ruinées.


Saint-Bonnet-le-Château


Situé sur les hauteurs du département, à la frontière avec l'Auvergne, Saint-Bonnet-le-Château est l'un des hauts lieux du département grâce à son impressionnante collégiale. Importante sur le plan politique au Moyen Âge et à la Renaissance, la commune conserve encore de belles traces de ce glorieux passé. Il ne faut ainsi pas hésiter à explorer les ruelles afin d'y dénicher de très beaux hôtels particuliers.



La collégiale Saint-Bonnet : Incontournable


Impressionnante par son ampleur et le point de vue panoramique qu'offre son emplacement, la collégiale Saint-Bonnet a été édifiée au début du XVe siècle sur une ancienne chapelle du XIIIe siècle. Agrandie jusqu'au XVIIIe siècle, son aspect extérieur conserve les traces de ces modifications successives. On trouve à l'intérieur de nombreuses peintures murales dont celles de la chapelle basse (accessible uniquement en visite guidée). Leur style assez brut est contrebalancé par un excellent état de conservation et une abondance aussi bien décorative que figurative (fresques du XVe siècle). Ces oeuvres sont attribuées au peintre d'Anne Dauphine Louis Vobis, à qui la chapelle servait d'oratoire. De même, il ne faut pas manquer de voir les fresques de la nef principale (notamment celles au niveau de la voûte ) ni de visiter la bibliothèque (accessible également en visite guidée) et ses près de 2000 ouvrages regroupés dans une belle architecture de bois. Enfin, last but not least, la collégiale accueille également les célèbres momies. Découvertes au XIXe siècle, celles-ci font depuis la renommée de la collégiale. Provenant sans doute d'un caveau familial de notables de Saint-Bonnet, ces momies sont visibles depuis une plaque de verre au niveau de la première chapelle latérale droite.


Pour en savoir plus, cliquez ici.


Saint-Etienne


Comment aborder le département de la Loire sans traiter de sa préfecture, Saint-Etienne ? Ancienne ville minière et industrielle, elle n'a pas la réputation d'une belle cité, pas forcément à tort. Néanmoins, quelques lieux valent tout de même que l'on s'y arrête.


  • Musée d'Art moderne et contemporain : Incontournable


Le MAMC de Saint-Etienne est après le Centre Pompidou l'un des plus importants musées d'art contemporain de France. Entièrement dédiées aux expositions temporaires, ses salles n'exposent donc pas de manière permanente ses riches collections, ce qui est regrettable. De plus, les collections d'art ancien de la ville (Heda, Géricault, Flandrin, Greuze, Rodin, etc.) ne sont jamais présentées. Cela dit, les expositions du musée sont le plus souvent d'une très grande qualité avec de très intéressantes rétrospectives monographiques et une grande attention portée à l'histoire des collections. Pour les amateurs d'art contemporain, c'est donc un immanquable.



  • Musée d'Art et d'Industrie : en passant par là


Le musée d'Art et d'Industrie, situé dans le centre-ville, est en réalité bien plus dédié à l'industrie qu'à l'art. Les collections qui y sont présentées se rapportent ainsi à l'histoire industrielle de la ville, des manufactures de rubans à celles d'armes en passant par les vélos. Un musée intéressant pour les amateurs de techniques mais qui ne mérite pas forcément que l'on s'y attarde longuement.



  • Parcours urbain architectural : à voir

Depuis quelques années, dans une volonté de revaloriser la ville, une politique de développement culturel autour du design et de l'architecture contemporaine a été mise en place à Saint-Etienne. Cela a ainsi donné naissance à de nombreux bâtiments à l'architecture innovante qui ponctuent la visite de la ville. Ceux-ci se situent principalement à la sortie de la gare mais d'autres sont à retrouver dans des quartiers un peu plus éloignés, comme la Maison de l'Emploi que l'on doit à l'architecte Rudy Ricciotti et dont Claude Viallat a réalisé les motifs colorés.


Merci à Philippe Escalier pour cette photographie

  • Eglise Saint-Etienne-et-Saint-Laurent : à voir


La plus belle église de Saint-Etienne date des XIVe et XVe siècles et se situe au cœur du peu qu'il reste du bourg médiéval de la ville. Si elle n'est n'est pas à proprement parler exceptionnelle, son architecture à bossage mérite cependant d'être vue, tout comme certaines œuvres d'art qu'elle accueille. Il faut ainsi citer une Mise au tombeau assez naïve datée de 1622 par Guillaume Fontaine et une déploration du Christ par Guy François (vers 1615).


Merci à Philippe Escalier pour ces photographies


Saint-Etienne-le-Molard

  • La bâtie d'Urfé : Incontournable

Le château de la famille d'Urfé, bâti à la Renaissance, est une commande de Claude d'Urfé, ambassadeur de François 1er et d'Henri II, réfléchie à partir de l'ancienne maison forte de sa famille. De style renaissance, le noble a cherché à y reconstituer ce qu'il avait pu observer lors de ses nombreux séjours en Italie. La demeure accueille ainsi une loggia, un sphinx, mais également et surtout une grotte artificielle ornée de sculptures, de pierres et de coquillages, seule conservée en l'état en France. Elle présente également une chapelle dont une partie des éléments décoratifs est conservée au musée du Louvre. C'est d'ailleurs ici que Honoré d'Urfé fait se dérouler une partie des événements de son célèbre roman, l'Astrée. Au-delà des éléments cités, le reste du mobilier de l'édifice ne revêt pas un grand intérêt.



Saint-Just-Saint-Rambert


La commune de Saint-Just-Saint-Rambert est née, comme son nom l'indique, de la fusion de Saint-Just et de Saint-Rambert. Des deux centres-villes que cette situation entraîne, celui de Saint-Rambert est le plus pittoresque. Malheureusement, l'église Saint-André de Saint-Rambert est très régulièrement fermée et ne peux donc pas être incluse dans ce guide.

  • Musée des Civilisations : Incontournable

Quelle surprise de découvrir, en plein cœur de la Loire, un musée d'une telle richesse et à la muséographie si moderne ! Dédié à l'ethnographie, il accueille de vastes collections centrées autour des arts de l'Afrique, de l'Asie et de l'Océanie. Si toutes les œuvres ne méritent pas forcément le détour, l'effet d'ensemble provoqué par le parcours, la mise en valeur des collections ainsi que la grande représentativité de celles-ci valent absolument la visite. De plus, les expositions temporaires sont depuis récemment d'une grande qualité, avec une scénographie exceptionnelle ! Enfin, les réserves accessibles au public permettent de compléter la visite de manière agréable. D'ailleurs, sur le chemin entre celles-ci et le musée, il ne faut absolument pas manquer la Pièta du peintre ponot Guy François, chef d'œuvre de ténébrisme du XVIIe siècle.



Saint-Priest-la-Roche


  • Château de la Roche : Incontournable

Le château de la Roche, situé au milieu de la Loire, offre une vision qui semble sortir tout droit d'un film Disney. Entièrement rebâti au début du XXe siècle par un industriel roannais, l'édifice se situe sur un piton rocheux qui lui donne tout son cachet. La visite, faite en costumes, est loin d'être indispensable pour profiter pleinement du lieu, incontournable pour son panorama pittoresque.



Saint-Romain-le-Puy

  • Le prieuré : en passant par là

Juché sur une colline dominant la plaine du Forez, le prieuré de Saint-Romain-le-Puy marque le paysage ligérien. Récemment restauré, cet édifice bâti entre le Xe et le XIe siècle n'est visitable que l'été, mais son aspect extérieur demeure intéressant à venir observer durant le reste de l'année. Sont à admirer particulièrement les pierres sculptées du XIe siècle qui ornent le chevet.


Toutes les photos non créditées autrement appartiennent à l'auteur de l'article.