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La Florence de 1500 illustrée par Botticelli

  • il y a 3 heures
  • 11 min de lecture

Par Virgile Pereira


Sandro Botticelli, La Nativité mystique, 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery

Au pied des Apennins, sous le soleil toscan et traversée par l’Arno, Florence incarne le fleuron de la Renaissance. Jadis, la ville était l'étape incontournable des érudits lors du Grand tour jusqu’à y faire chavirer certains par sa beauté, notamment l'auteur du Rouge et le Noir, Stendhal. En plein Quattrocento, l’Italie est morcelée en une mosaïque de cités et de cours rivales, où chacune façonne son propre humanisme. De l'humanisme bucolique napolitain à celui, plus érudit, de Florence où l'étude du grec y devient maître, une ambition s'affirme, celle de la renovatio de la culture classique gréco-latine, amenant vers un renouveau artistique et intellectuel : il Rinascimento, la Renaissance.


Anonyme, Une vue de Florence, vers 1500
Anonyme, Une vue de Florence, vers 1500

Une fin de siècle apocalyptique à Florence


"Les palais et les collections sont pillés. La bourgeoisie florentine, incertaine et divisée, assiste à la révolution républicaine que dirige un réformateur monastique. [...] Le journal de Luca Landucci énumère jour par jour les malheurs, les meurtres, les présages, les mouvements populaires et les intrigues des partis qui paralysent la cité."

André Chastel, Art et humanisme à Florence, au temps de Laurent le Magnifique, Paris, PUF, 1982, p.341


1490 est une année qui sonne véritablement l’avènement d’évènements terribles, touchant aussi bien les artistes que leurs mécènes. Deux ans plus-tard, le déclin semble être imminent avec l’accession au pouvoir pontifical du sulfureux Alexandre VI Borgia ainsi que le décès de Laurent le Magnifique. Alors, le pouvoir revient à son fils Pierre II de Médicis qui doit faire face en 1494 à l’invasion française sous le commandement du "nouveau Cyrus", Charles VIII. L’année 1494 est un véritable tournant : le Roi français, à la suite de son passage en Lombardie, s'oriente vers le territoire Toscan afin de rejoindre Naples. Pierre II de Médicis cède à la peur et se plie aux exigences du roi. Après cet affront fait aux Florentins, le Médicis est contraint de fuir à un moment crucial, alors que toute l’Italie tremble à l’approche de l’apocalypse annoncée pour l’an 1500.


Dans ce climat plein d'incertitudes, deux œuvres de Botticelli traduisent ce sentiment diffus à la fin du Quattrocento, celui de vivre la fin d'un monde : La Nativité mystique et La Crucifixion mystique.


Sandro Botticelli, La Nativité mystique, 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery — Sandro Botticelli, La Crucifixion mystique, 1497-1502, huile sur toile, 73,5 x 50,8 cm, Cambridge, Fogg Art Museum
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery — Sandro Botticelli, La Crucifixion mystique, 1497-1502, huile sur toile, 73,5 x 50,8 cm, Cambridge, Fogg Art Museum
Sandro Botticelli, La Crucifixion mystique, 1497-1502, huile sur toile, 73,5 x 50,8 cm, Cambridge, Fogg Art Museum
Sandro Botticelli, La Crucifixion mystique, 1497-1502, huile sur toile, 73,5 x 50,8 cm, Cambridge, Fogg Art Museum

La Crucifixion mystique, dans sa tonalité blafarde et lugubre, prend pour thème le salut d'une Florence repentie. La toile évoque la libération et une miséricorde divine plus forte que les légions de l'enfer.


Sandro Botticelli, La Crucifixion mystique, (détail), 1497-1502, huile sur toile, 73,5 x 50,8 cm, Cambridge, Fogg Art Museum
Sandro Botticelli, La Crucifixion mystique, (détail), 1497-1502, huile sur toile, 73,5 x 50,8 cm, Cambridge, Fogg Art Museum

Dans le ciel, un emblème à croix rouge sur un écu blanc doit correspondre au "véritable blason du peuple" de Florence. Trois ans après la destitution des Médicis, la seigneurie de Florence par l'édit du 8 mai 1497 ordonna de remplacer toutes les armes des Médicis par ce blason.





In fine, cette oeuvre fut souvent interprétée d’une manière allégorique, comme une expression des vicissitudes subies par Florence à la suite de la mort du prêcheur dominicain Jérôme Savonarole en 1498. Cet évènement a initié un véritable tournant dans l’art de Botticelli, au coeur de cette Italie ravagée par les invasions et la guerre. De plus, l'Église, incarnée par la figure controversée du pape Alexandre VI Borgia (celui-là même qui organisera une orgie pour célébrer le mariage de sa fille, Lucrèce Borgia en 1501), est minée par une curie corrompue.


La cité des lys sombre dans la tourmente à la mort de Laurent le Magnifique et à la suite de l’expulsion de son fils, Piero. Un homme s’empare alors du pouvoir des esprits : Jérôme Savonarole. Le prédicateur fait naître l’espoir d’un temps nouveau, fondé sur la Justice, la paix et la vertu sous l’égide d’une Église régénérée.


Jérôme Savonarole : l'ange noir


Fra Bartolomeo, Portrait de Girolamo Savonarola, vers 1498, Huile sur bois, 47 x31 cm,  Florence, musée  San Marco
Fra Bartolomeo, Portrait de Girolamo Savonarola, vers 1498, Huile sur bois, 47 x31 cm, Florence, musée San Marco

"La grande force du prédicateur dominicain fut de se présenter comme l'héritier de la tradition florentine. Son éloquende est populaire, intarissable et constamment relevée d'allusions au destin execptionnel de la cité, dont sortira la rénovation du monde."

André Chastel, Art et humanisme à Florence, au temps de Laurent le Magnifique, Paris, PUF, 1982, p.393


Aux yeux de Savonarole, l’invasion française est le châtiment divin s'abattant sur l’abaissement moral des États italiens et sur tout le faste excessif de la vie des citoyens Florentins — Les plus riches florentins menaient une vie d’une simplicité toute patriarcale dans les salles aux fastueuses boiseries et peintures de leurs palais élégants, oubliant parfois, leur frugalité coutumière pour consacrer des sommes folles à des vêtements, des banquets, des mariages et toutes occasions où le prestige familial et personnel l’exigeait.


Dans la cité des Lys, les malheurs n'avaient cessé de s'aggraver, Jérôme Savonarole n'était alors plus vu comme cet envoyé de Dieu et la foule décida se retourner contre son "prophète". Au matin du 23 mai 1498, après avoir isolé la cité de ses alliés les plus proches et surtout du pape, la condamnation tombe et Jérôme Savonarole s'apprête à prendre la foudre : une pendaison en public puis une crémation, avec deux de ses confrères sur la Pizza della Signoria, face au Palazzo Vecchio.


Francesco Rosselli, exécution de Savonarole sur  la place signoria, vers 1498, tempera sur bois, 101 x 107 cm, musée San Marco
Francesco Rosselli, exécution de Savonarole sur la place signoria, vers 1498, tempera sur bois, 101 x 107 cm, musée San Marco

Dès les années 1480, au sein de ce climat marqué par des turbulences politique et nourri par les sermons de Savonarole, Botticelli délaisse les inspirations allégoriques et mythologiques, qui furent tant appréciées par la cour des Médicis, pour des formes religieuses riches en significations mystiques et symboliques.


L’un des fervents partisans de Savonarole n’est autre que Simone, le frère de Botticelli. À son retour de Rome, il tient une chronique des évènements, un regard précieux pour la postérité sur l’ascension et la chute du prédicateur dominicain. Toutefois, de larges fragments de ce témoignage sont aujourd'hui perdus.


Sandro Botticelli : les yeux de Florence


Sandro Botticelli, Autoportrait de Botticelli, L'Adoration des mages (détail), vers 1475, tempera sur bois, Florence, Les Offices
Sandro Botticelli, Autoportrait de Botticelli, L'Adoration des mages (détail), vers 1475, tempera sur bois, Florence, Les Offices

Botticelli manifesta un talent exceptionnel pour son époque, de par sa capacité à prendre des initiatives artistiques, traduisant ainsi dans son art ses propres conceptions et son imaginaire, tout en demeurant attentif à être le plus représentatif de la Florence du Quattrocento. La Florence de Botticelli est celle de Laurent le Magnifique. Il semble à lui seul incarner toute la beauté et le mysticisme qui imprègnent cette cité, toutefois il n'est pas un artiste mystique complètement détaché des choses de ce monde — Il partageait le goût des Florentins pour l’humour corrosif et les farces mortifiantes. Le peintre fut admiré et sollicité pendant le Quattrocento puis tombe ensuite dans un certain oubli jusqu’à la fin du XIXe siècle.




La Nativité mystique est considérée comme le dernier « chef-d’œuvre » avant une longue période d’inactivité et la mort de l'artiste... mais, aussi la plus énigmatique de tous.


L'oeuvre de fin de siècle et d'une nouvelle ère


Sandro Botticelli, La Nativité mystique, 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery

Dans une clairière à l’intérieur d’une forêt, un toit de chaume se trouve au-dessus de l’ouverture d’une caverne rocheuse où, d’après l’Évangile, le Christ est né.

Vingt anges célèbrent la venue au monde du Christ comme la révélation de Dieu sur terre. L’enfant Jésus se tourne vers la Vierge Marie, encore dans l’insouciance de ce que son destin lui réserve. Trois visiteurs furent conduits vers lui : les trois rois à gauche et les bergers à droite.


Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery

Le dôme doré du ciel s’ouvre et devient visible depuis la terre, entouré par 12 anges tenant des branches d’olivier entrelacées de rouleaux et suspendues avec des couronnes qui se balancent pendant qu’elles dansent.


Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery

Sandro Botticelli, La Nativité mystique, 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery

De prime abord, le thème de l'oeuvre semble être la Vierge adorant l’Enfant associée à une Adoration des bergers, mais on s’aperçoit que la lecture n’est pas aussi simple.


Au centre, la Sainte Famille est dans un espace transformé en étable et les buissons d’oliviers encadrent l’entrée — l’olivier est un arbre de paix qu'utilisera Savonarole avec abondance dans ses processions.


Marie et Joseph dépassent d’une tête tous les autres personnages mais c’est la Vierge Marie agenouillée adorant l’Enfant qui se retrouve dans une position centrale dominante.








Sandro Botticelli puise dans les évènements relatés dans l’Apocalypse de Jean, versets XII et suit cette tradition, identifiant la femme de ce chapitre, à la Vierge et son enfant, le Christ.


Apocalypse de Jean, XII

1 Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

2  Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l'enfantement.

3  Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes.

4  Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté.

5  Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône.

6  Et la femme s'enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu'elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours.

7  Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent,

8  mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.

9  Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.

10  Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

11  Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.

12  C'est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps.

13  Quand le dragon vit qu'il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l'enfant mâle.

14  Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu'elle s'envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d'un temps, loin de la face du serpent.

15  Et, de sa bouche, le serpent lança de l'eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l'entraîner par le fleuve.

16  Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche.

17  Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus.


Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery

Sur le toit de chaume de la crèche 

Les trois anges sont à genoux et portent des couronnes d’Olivier. Au-dessus d’eux s’étend la voûte dorée des cieux, encerclée de nuages roses, vert clair et foncé. Une ronde d’anges évolue dans les cieux où chacun tient une branche d’olivier à laquelle se suspend une fine couronne d’or et deux phylactères accrochés à chaque branche.


Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery

L’Inscription supérieur  

Une des clefs supplémentaires de la compréhension de ce spectacle inhabituel réside dans l’inscription supérieur. Au début de l’année 1500, Sandro Botticelli ne choisit pas la langue ancienne la plus commune, le Latin, mais opte pour la langue réservée aux initiés : le Grec.



« Moi Sandro ai fait ce tableau à la fin de l'an 1500 durant les troubles dont est victime l'Italie à la moitié du temps après le temps accordé au onzième chapitre de saint Jean dans le second sceau de l'apocalypse après la disparition du diable pendant trois ans avant qu'il ne soit enchaîné au douzième chapitre [comme il s'est enterré lui-même ».

La traduction approximatif de l'inscription en grec qui figure sur le plan supérieur de la toile


De l'eschatologie à l'harmonie


Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery
Sandro Botticelli, La Nativité mystique, (détail), 1501, Huile sur toile, 108,6 x 74,9 cm, Londres, National Gallery

La Nativité mystique est, de tous les tableaux de cette période, celui qui induit le coloris le plus raffiné et le plus éclatant. Le vert domine par des nuances d’olive au vert pomme interrompues par les chemins, le rocher, le bleu du ciel et la voûte dorée, où l’on retrouve un rappel de ce vert des branches d’olivier. Un ensemble de rappels qui viennent assurer l’harmonie du tableau. La Vierge semble quant à elle isolée par le bleu vif de son manteau, mais Botticelli l'intègre habilement dans l'agencement global des couleurs de l’œuvre.









Sandro Botticelli : Savonarolien ?


L’Historien de l’art italien Guido Cornini démontre dès 1984 que Botticelli ne faisait pas partie des partisans du prêcheur dominicain, les Piagnoni dit les pleureurs. Au moment de la pétition qui circule en 1497, qui demandait la levée de l’excommunication prononcée par le pape, Alexandre VI Borgia à l’encontre de Savonarole, Botticelli refuse de la signer. En revanche, une conversion privée de l’artiste aux idées de savonaroliennes ne peut être à exclure. Giorgio Vasari affirme que Botticelli aurait manifesté un certain enthousiasme pour Savonarole, ce qui aurait conduit l’artiste florentin à négliger son art jusqu’à sombrer dans la misère. Une vision qui sera toutefois remise en question par Daniel Arasse, qui conteste l'image vasarienne d'un peintre abandonnant ses pinceaux pour céder aux anxieuses sirènes du millénarisme. Selon l’historien de l’art français, la conversion de Botticelli n’aurait été que d’ordre intellectuel, et l’évolution stylistique de la fin de sa carrière ne saurait être expliquée uniquement par le contexte florentin. L’énigme ne saurait être pleinement résolue ; le mystère demeure.


De la cité du Lys à The Old Smoke


William Riviere, William Young Ottley, Huile sur toile, 76 x 64 cm, Oxford, Ashmolean museum, © Ashmolean museum, Oxford
William Riviere, William Young Ottley, Huile sur toile, 76 x 64 cm, Oxford, Ashmolean museum, © Ashmolean museum, Oxford

L’œuvre était vraisemblablement destinée à la dévotion privée d’une famille noble florentine et les études ont suggéré que cette toile serait la seule de Botticelli à nous être parvenue à la fois signée et datée de la main de l’artiste. Longtemps perdue, durant près de trois siècles, la toile fut redécouverte au XVIIIe siècle à la Villa Aldobrandini par le riche amateur d’art anglais William Young Ottley. En revanche, au moment de la redécouverte, l’œuvre demeurait encore méconnue. Ottley se positionne alors comme acquéreur et la rapporte à Londres. À sa mort, la toile rejoint la collection du collectionneur William Fuller Maitland, avant d’achever son long périple en rejoignant la National Gallery en 1848.



Aujourd’hui sous ce ciel gris Londonien et sur les bords de la Tamise, l’œuvre du florentin Sandro Botticelli, vous accueil dans la Room 64, elle qui rayonne parmi les quatorze autres de ses toiles que conserve la sublime collection de la National Gallery.


La photographie d'une salle de la National Gallery, © The National Gallery, London
La photographie d'une salle de la National Gallery, © The National Gallery, London

The National Gallery Trafalgar Square, London

Tarif : gratuit pour les collections permanentes

Horaires : du lundi au dimanche, de 10h à 18h


Localisation de l'oeuvre présentée

Sandro Botticelli, La Nativité mystique : Salle 64




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